Chers amis,
Je vous parle à partir du cœur de la conscience du Christ.
Je suis Jeshua, mais pas seulement cette personnalité particulière
qui a vécu sur Terre voici 2000 ans. Ici, je représente
plus que cela. Je représente l’énergie du Christ
qui vit et vibre en chacun de vos cœurs. Celui qui parle ici
maintenant représente donc aussi votre propre énergie
et vibration, c’est votre aspiration sincère qui est
transformée en paroles dans cette pièce où
nous sommes assis. Etre ainsi réunis n’a pas seulement
pour objet de donner une conférence. C’est une assemblée
et une célébration de l’ère nouvelle.
L’éveil d’une nouvelle conscience semble parfois
bien lointain. Il semble y avoir tant de dysharmonie et de conflits
dans votre monde autant qu’en vous-même. Pourtant, cet
éveil a commencé. Une nouvelle dimension de conscience
prend naissance en ce moment-même, et après un long
processus de préparation, prendra peu à peu racine
et répandra une vague d’illumination sur toute la Terre.
Vous prenez tous part à cette vague nouvelle de conscience,
porteuse d’éveil, qui investit la Terre en ce moment.
Pour de multiples raisons, vous êtes cette vague d’énergie.
« Abandon et contrôle » est un sujet important
dans ce processus d’éveil spirituel, tant au niveau
individuel que collectif. Au niveau politique, les dirigeants se
trouvent souvent confrontés à cette question. Il est
encore très difficile d’avoir une tâche politique
et de prendre des décisions à partir du cœur.
La politique n’y semble pas encore prête. Néanmoins,
la seule voie pour sortir des grands conflits actuels sur Terre
est de s’abandonner à la sagesse du cœur, la seule
opportunité de résoudre ces conflits de façon
pacifique. La prise de conscience universelle de l’interconnexion
et de l’unité possibles entre les peuples de races,
de religions et de cultures très différentes est la
base de la paix mondiale. La reconnaissance mutuelle de l’appartenance
à l’espèce humaine en dépit des dissemblances
extérieures grandit parmi la population mondiale, et elle
est stimulée par votre technologie moderne d’information,
grâce à laquelle les distances spatio-temporelles diminuent.
En même temps, cette croissance vers une compréhension
mutuelle est menacée par les vieilles notions de «
nous » et « eux », fondées sur la peur.
Penser en termes de bien et de mal, de vrai et de faux, nous et
eux, perpétue les hostilités anciennes et alimente
en grande partie l’effervescence émotionnelle. Ces
notions de division sont encore utilisées par les politiciens
pour maintenir leur pouvoir. Toutefois, ce qui détermine
en fait la réalité au niveau politique c’est
vous en tant qu’individu. La politique reflète la conscience
de la majorité des individus qui sont ensemble. C’est
par la prise de conscience de nombreux individus indépendants
ensemble qu’un nouveau niveau de conscience voit le jour.
Plutôt que demeurer au niveau politique, j’aimerais
parler maintenant du niveau individuel, auquel vous oeuvrez tous
pour intégrer l’énergie du cœur dans votre
vie et où vous êtes tous confrontés à
cette question d’abandon et de contrôle.
A présent, je vous demande de ressentir simplement l’énergie
de l’abandon, telle qu’elle est collectée ici
aujourd’hui et s’écoule de vos cœurs. Vous
avez tous cette aspiration à la libération et à
la confiance inhérente à l’abandon, au lâcher-prise.
Mais souvent, vous ne savez pas encore comment intégrer cette
énergie dans votre vie quotidienne.
Quelle est l’origine du contrôle dans votre vie ? Par
« contrôle » j’entends : vouloir exercer
un pouvoir sur la vie, la forcer à s’écouler
selon vos désirs, ce que vous percevez comme étant
juste et vrai. Pourquoi avez-vous l’intention d’exercer
un contrôle sur votre vie, et vivre ainsi en permanence dans
l’inquiétude et les tensions ? L’origine du contrôle
est la peur, qui est profondément enracinée dans la
structure de votre vie : la façon dont vous avez été
élevé, votre éducation et la société.
Les mécanismes de contrôle sont partout présents
et vous ont été enseignés comme de bonnes habitudes.
En apparence, vous êtes une personne sensée et rationnelle
si vous voulez avoir le contrôle sur votre vie et l’organiser
selon cette optique. L’abandon et l’imprévu instillent
en vous une impression de peur. Vous associez l’abandon avec
la résignation, ne pas savoir quoi faire, être submergé
par un tourment émotionnel ou une crise. C’est là
une conception très limitée de l’abandon, née
de la peur d’une conscience basée sur l’ego.
Il existe une notion beaucoup plus positive de l’abandon,
celle qui caractérise un style de vie, une manière
d’être, qui consiste à vivre sa vie en toute
confiance, sans avoir besoin de la contrôler, de la forcer
ou de la manipuler.
L’ego désire plus que tout garder le contrôle
parce qu’il est terrifié. Il s’identifie avec
des images qui ne proviennent pas de l’âme mais vous
sont fournies par le monde extérieur. L’ego est dans
une course permanente pour préserver l’image de lui-même,
que ce soit celle d’un homme d’affaires prospère,
d’une mère de famille dévouée ou d’un
bon thérapeute.
Il veut maintenir cette image pour garder le contrôle sur
les pensées que les autres ont à son sujet. Il y a
malgré tout des moments où l’ego échoue
et perd, ce qui est le cas lorsque vous êtes surmené
ou malade ou que votre relation se brise. L’ego considère
de telles crises qui vous forcent à lâcher prise et
vous abandonner comme des coups mortels. Il associe donc «
abandon » avec « crise ». Il vit une alternance
continuelle de contrôle et de crise. Souvent, dans les moments
de vraie crise, vous êtes invité à regarder
le trésor caché à l’intérieur.
Il y a toujours un élément positif qui se cache dans
la crise, qui vous invite à vous rapprocher de votre cœur.
De cette façon, la vie vous amène à vous rapprocher
de vous-même, de votre sagesse et de votre connaissance intérieures,
même si vous vivez selon les dictats de l’ego. Car il
y aura toujours dans votre vie des situations qui vous mettront
au défi de vous soumettre tôt ou tard. La vie vous
offre toujours des opportunités de choisir l’abandon
comme style de vie. Vous connaissez bien cela. Vous connaissez tous
ces moments d’abandon après une crise, ces moments
précieux de clarté et de présence consciente,
où vous réalisez que vous êtes porté
par le flux d’un souffle divin invisible. Vous réalisez
que ce flux divin de vie veut le meilleur pour vous, et que vous
pouvez lui faire confiance, même s’il ne vous apporte
pas nécessairement ce que vous attendiez. Ce dont vous rêvez
tous c’est de vivre selon cette conscience plus élevée
de façon plus permanente ; d’incorporer cette manière
d’être dans votre vie quotidienne, sans avoir à
y être poussé par une crise profonde ou par désespoir.
Vous rêvez tous d’adopter l’abandon comme style
de vie.
Vous êtes tous des guerriers usés. Vous avez fait une
longue route. Parfois, vous vous sentez très vieux et fatigués,
mais il est plus juste de dire que vous êtes fatigués
de ce qui est vieux. Vous êtes à la recherche d’une
manière d’être sans effort, inspirante, légère
et fluide. La clé est de ne pas vous vider de votre énergie
dans vos relations, votre travail ou ailleurs, au point de vous
effondrer et que la crise vous force à vous abandonner. Faites
un pas en avant, ou plutôt, en arrière, et focalisez-vous
sur un style de vie qui est toujours caractérisé par
le lâcher-prise, la confiance et l’abandon. S’abandonner
signifie : ne pas se battre, ne pas résister, mais au contraire
accompagner le flux de la vie, être confiant que la vie vous
offrira précisément ce dont vous avez besoin. Que
vos besoins sont connus et seront comblés. Acceptez ce qui
est dans votre vie en cet instant et soyez-y présent. Je
souhaite vous parler de ce mode de vie, car votre aspiration est
profonde et sincère. C’est une aspiration spirituelle
qui vient de votre âme, le flux divin en vous.
Les blocages sur le chemin de l’abandon : trois faux
dieux
D’une part, vous désirez mettre bas vos masques et
vivre ouvertement selon le plan initial de votre âme. Vous
aspirez à la sincérité, à l’honnêteté,
à l’amour et à la connexion. D’autre part,
mettre bas ces masques est très difficile pour vous. Vous
avez grandi avec des croyances et des structures qui se sont enracinées
dans votre psyché et qui vous empêchent de vous connecter
à votre âme. En particulier, j’aimerais vous
signaler trois idoles ou faux dieux vers lesquels vous vous tournez
souvent pour vous guider mais qui en réalité vous
éloignent de votre centre, de l’ équilibre nécessaire
pour que vous viviez dans l’abandon à ce que vous êtes
réellement.
La première idole : Dieu, en tant qu’autorité
supérieure
Le premier
faux dieu est Dieu lui-même, c’est-à-dire, Dieu
conçu comme seigneur et maître de la création.
Ce type de Dieu est une construction humaine, une image de Dieu
qui a influencé votre culture en profondeur. Vous êtes
nombreux à penser que vous avez laissé tomber cette
image traditionnelle de Dieu. Vous dites que vous ne croyez plus
en un Dieu qui juge et punit, qui se tient loin au-dessus de vous
et garde un registre de vos réussites et de vos échecs
tel un maître d’école. Vous dites que vous croyez
en un Dieu d’amour, qui vous pardonne toujours, qui vous chérit
et vous encourage. Cependant, ce vieux Dieu est encore très
vivant dans la façon rigide et dépourvue d’amour
avec laquelle vous vous traitez vous-même ! Ne vous dites-vous
pas souvent que vous avez échoué, que vous avez tort,
que vous auriez dû progresser davantage, que ce soit dans
vos relations, votre travail ou la spiritualité. Vous vous
torturez avec des idées telles que : Je ne vis pas à
la hauteur des attentes de Dieu, je déçois mes guides
spirituels ou mon Soi, j’ai raté ma mission, je n’apporte
rien de significatif au monde.
Vous êtes
nombreux à penser, en secret, qu’il y a un ordre supérieur
auquel vous êtes supposés répondre ou obéir.
Que ce soit une mission de l’âme ou un chemin de vie
qui a été tracé pour vous, une hiérarchie
spirituelle qui a une tâche pour vous, ou un guide spirituel
qui vous dit quoi faire ou bien où aller, dans tous les cas,
vous croyez en l’existence d’une autorité supérieure,
d’un niveau supérieur à vous, qu’il vaut
mieux écouter. Mais aussitôt que vous croyez en une
autorité en-dehors de vous, capable de vous offrir des directives
sur ce que vous devez faire dans votre vie, nous sommes de retour
au Dieu traditionnel. Selon cette image, il y a un niveau de vérité
auquel les choses sont fixées et déterminées
et tout ce que vous pouvez faire est de vivre ou non selon lui.
C’est une fausse image.
Certainement,
lorsque vous naissez, il y a des intentions dans votre âme
pour cette vie à venir. Appelons-les votre but supérieur,
mais il n’a pas été conçu par quoi que
ce soit en-dehors de vous-même. C’est vous-même
qui l’avez choisi et il est né de vos désirs
et de vos souhaits. Les évènements de votre vie qui
sont préderminés – dans le sens de leur probabilité,
car rien n’est jamais fixé complètement –
ont été créés et choisis par vous. Vous
pouvez vous connecter à votre chemin de vie ou à votre
inspiration supérieure à chaque instant en vous mettant
à l’écoute de vos sentiments, de la voix de
votre cœur, de vos aspirations les plus profondes. Je vous
conseillerais de ne pas trop écouter les doctrines spirituelles
catégoriques sur la façon dont vous devriez vivre.
Soyez à l’écoute de la soi-disant partie inférieure
de vous-même : les émotions puissantes qui se manifestent
dans votre vie quotidienne. A travers ces émotions, l’âme
essaye de vous atteindre et de vous dire quelque chose.
Si vous souhaitez
connaître ce que votre âme veut vous dire en cet instant,
regardez les émotions qui sont récurrentes dans votre
vie, celles qui vous absorbent le plus. Regardez-les de façon
bienveillante et honnête. N’accusez personne d’autre
de vos émotions, ne prêtez pas attention à des
causes en-dehors de vous, voyez-les comme des résultats de
vos choix. Par exemple, si vous êtes souvent en colère
et contrarié(e), d’où cela provient-il ? De
quoi manquez-vous ? Que vous dit la colère ? Quel message
se cache derrière elle ? Est-ce le fait de ne pas être
reconnu ou estimé par les autres ? Avez-vous peur de leur
montrer qui vous êtes, peur de soutenir votre vérité
? Cachez-vous souvent vos sentiments et est-ce difficile pour vous
de définir clairement vos limites ? Souvent, à travers
la colère, c’est un vrai message qui crie vers vous
: une aspiration à être qui vous êtes, à
montrer au monde l’ énergie originelle de votre âme.
Si vous reconnaissez l’aspiration de votre âme à
travers la colère, vous voyez votre soi angélique
briller à travers votre enfant intérieur.
L’ange
en vous est le soi supérieur qui veut se connecter avec la
réalité physique, incarner et faire briller sa lumière
sur la réalité terrestre. C’est la part de vous
qui connaît. Votre enfant intérieur est la passion
de la vie elle-même : c’est le désir, l’émotion
et la créativité. C’est la part de vous qui
expérimente. La part « enfant » en vous est votre
soi inférieur. L’enfant intérieur est une source
de joie et de créativité, s’il vit en harmonie
avec l’ange intérieur. Mais s’il se détache
de la caresse de l’ange et s’il part à la dérive,
c’est la source des émotions qui devient sauvage. La
colère va se transformer en haine et en vengeance. La peur
va se pervertir en défensive, névrose et frustration.
La tristesse va se détériorer en dépression
et en amertume. Les émotions originelles sont des messages
indicateurs de votre part qui expérimente. C’est l’enfant
qui, à travers ces émotions, tend les bras vers l’ange
qui est en vous. Les émotions expriment l’expérience
pure, in-connaissante. Elles sont l’expression d’une
incompréhension. C’est en connexion avec l’ange
que les émotions peuvent être saisies en tant qu’indicateurs
et comprises. Ainsi, les émotions deviennent des instruments
de transformation et d’exploration : le soi inférieur
enrichit et comble le soi supérieur car il fournit à
la part connaissante un contenu ressenti. L’ange en vous devient
vivant et fait l’expérience d’une joie profonde
s’il lui est permis d’illuminer l’enfant. Et si
le soi supérieur resplendit de cette façon, votre
corps émotionnel s’apaise et s’équilibre.
Le fruit de cet accord entre l’ange et l’enfant est
une connaissance intérieure intuitive qui peut imprégner
votre vie de lumière et d’aisance.
Les principes
supérieur et inférieur en vous, l’ange et l’enfant,
forment un tout organique et significatif. Ces notions de «
supérieur » et « inférieur » ne
sont donc pas vraiment justes. Il s’agit davantage d’
un jeu joyeux entre connaître et expérimenter. Ce sont
leurs effets combinés qui mènent à une véritable
sagesse incarnée (le contraire d’une sagesse théorique).
Pour trouver
une direction au sujet de votre vie à l’instant présent,
le mieux que vous puissiez faire est de vous adresser à votre
enfant intérieur. En lui donnant l’attention dont il
a besoin, vous l’entourez de votre conscience supérieure,
la caresse de l’ange. Pour illustrer cela, revenons à
l’exemple ci-dessus dans lequel je parlais de la colère
et de l’irritation. Une fois que vous êtes connecté
à cette émotion et que vous la considérez comme
un enfant, vous pouvez inviter l’enfant à venir vers
vous. Vous pouvez lui demander ce qui le contrarie et de quoi il
a besoin de votre part pour guérir. Laissez l’enfant
vous répondre et permettez-lui de s’exprimer très
clairement. Imaginez-le vous parler de manière vivante, avec
sur son visage une expression distincte et un langage du corps très
clair. Peut-être est-il en train de vous donner des réponses
spécifiques, telles que « Je veux que tu quittes ce
travail » ou « Je veux prendre des cours de danse »,
ou elles peuvent être plus générales, comme
« J’ai besoin de jouer et de me détendre davantage
» ou « Je ne peux pas être toujours gentil(le)
». Prenez la réponse au sérieux et vivez le
plus possible selon elle. Il se peut que vous ne puissiez pas faire
tout de suite ce que votre enfant intérieur désire,
mais vous pouvez faire un pas dans cette direction et peu à
peu réaliser vos aspirations. Si vous étreignez l’enfant
en colère, effrayé ou triste en vous dans un geste
d’amour et d’acceptation, il est touché par l’ange
en vous et le résultat, c’est que votre âme vous
parle. Commencez par les émotions, trouvez la véritable
aspiration derrière ces émotions, et trouvez une façon
de les réaliser peu à peu.
Dans ce tableau
que je vous dessine de l’ange et de l’enfant intérieurs,
il n’y a pas de place pour une figure de Dieu autoritaire.
Le supérieur et l’inférieur se complètent
l’un l’autre dans une relation ouverte, en évolution
dynamique. L’ange ne dicte rien à l’enfant et
l’enfant n’a pas autorité sur l’ange. C’est
dans leurs effets combinés que vous découvrez ce qui
est juste pour vous à l’instant présent.
Vous trouverez
les buts de votre vie à travers cette connexion intime entre
l’ange et l’enfant. Dans cette connexion, vous découvrez
ce qui vous motive réellement. Aucune autorité en-dehors
de vous ne peut remplacer cette connexion, ou l’accomplir
pour vous. Un enseignant ne peut que vous indiquer ce lieu sacré,
où vous pouvez permettre à l’enfant intérieur
d’être chéri et inspiré par l’ange
en vous. En ce lieu, vous trouvez qui vous êtes et quelle
est votre passion. Des directives générales sur la
façon de vivre une vie spirituelle sont presque toujours
inadéquates, ou du moins de nature non-universelle. La vérité
est sans-forme. Chaque créature a sa propre forme, sa propre
façon de vivre la vérité. C’est cela
le miracle de l’essence unique de votre âme. Les vrais
enseignants spirituels ne donnent pas de directives sur les choses
à faire et ne pas faire, telles que ne pas manger de viande
ou méditer deux heures par jour. Un vrai enseignant sait
qu’il s’agit pour vous de trouver votre propre vérité,
en profonde communion avec vous-même. Les enseignants peuvent
indiquer ce qui leur a été utile sur leur chemin,
mais ils n’en feront pas une règle ni un dogme.
Si vous observez
la façon dont Dieu a été décrit dans
la plupart de vos traditions religieuses, c’est exactement
ce qui s’est produit. La plupart sont des traditions de peur
et d’abus de pouvoir. Le besoin de règles strictes
et de dogmes ainsi que la tendance à des organisations hiérarchiques
montrent toujours que la peur et le pouvoir sont à l’œuvre.
Cependant, la même chose se produit aussi dans la spiritualité
« nouvel âge ». Prenez par exemple les nombreuses
prédictions et théories spéculatives qui circulent
actuellement. Si vous suivez cela sans consulter vos propres sentiments
que cela vous inspire, vous pouvez vous sentir en insécurité
et commencer à vous demander : « Est-ce que j’agis
correctement ? », « Et si je manquais le bateau ou le
vaisseau spatial en 2012 ? »ou « L’état
de mes chakras est-il assez pur pour entrer dans la 5ème
dimension ? ». Ce type de questions n’est certes pas
utile à votre croissance intérieure. Je vous le demande
: tournez-vous vers vous-même. Ne vous focalisez pas sur le
mouvement des planètes et des étoiles, les changements
climatiques, ou les jugements d’un maître ascensionné
pour déterminer votre niveau de réalisation. Vous
êtes le centre de votre univers, la référence
et la pierre de touche de votre monde. Il n’y a pas de Dieu
en-dehors de vous qui sache mieux que vous ou qui détermine
les choses pour vous. Non seulement le Dieu que vous aviez auparavant
projeté en-dehors de vous réside en vous, mais ce
Dieu n’est pas non plus omniscient. Ce principe divin en vous
et dans toute la création est une force joueuse qui grandit
et évolue selon des parcours ouverts et imprévisibles.
Dans ce tableau,
ce qui est inférieur a une raison indubitable d’exister
: c’est le carburant de la croissance et de l’accomplissement.
La lumière et l’obscurité ont leur propre rôle
à jouer et c’est dans l’acceptation des deux
que vous obtiendrez l’illumination. Tendre vers la lumière
d’une façon unilatérale, ignorer ou combattre
l’obscurité, ce à quoi aspirent certains groupes
spirituels, crée un déséquilibre et une résistance
subtile (ainsi que du mépris) pour la vie terrestre.
Faire les choses
de travers, faire des erreurs, est très bien. Cela peut même
vous apporter plus de croissance que d’essayer d’éviter
les erreurs. Dans les mauvaises choses, la graine de lumière
est latente. C’est seulement en faisant l’expérience
du mauvais à partir de l’intérieur que vous
pouvez faire l’expérience du bon comme étant
beau, pur et vrai. Vous ne pouvez pas faire cette expérience
à partir de l’extérieur. Vous, Dieu à
l’intérieur de vous, avez plongé en profondeur
(dans la réalité matérielle) pour parvenir
à connaître à travers l’expérience,
et non pour appliquer la connaissance à l’expérience.
En ce sens, il n’y a pas grand’chose qui ne soit spirituel.
Toute expérience est sacrée et significative. Ne vous
laissez pas guider par des règles extérieures, qui
vous dictent ce qui est sain, bon et spirituel à faire. La
pierre de touche est votre cœur : si vous sentez que c’est
juste pour vous, alors c’est bien. Laissez tout le reste.
La seconde idole : les critères et idéaux
de la société
Un autre faux
dieu qui vous aliène de l’ énergie originelle
de votre âme : les critères et valeurs qui contrôlent
votre monde social et vous ont été transmis par la
façon dont vous avez été élevé(e),
votre éducation et votre entourage de travail. De nombreux
idéaux de la société sont enracinés
dans la peur, dans le besoin de contrôler et de structurer
la vie pour qu’elle devienne un terrain de jeu proprement
arrangé. De nombreuses règles de conduite ne sont
pas tant inspirées par ce que les gens ressentent vraiment
ou expérimentent, mais par l’apparence extérieure.
Essayer de
vivre selon de tels critères de conduite peut mettre sur
vous une grande pression. Pensez à la peur de n’être
pas conforme, ne pas être assez beau (belle), ne pas avoir
de relations, etc… En vous comparant avec des images irréelles
de réussite et de bonheur, votre énergie créatrice
se bloque et vous ne vous sentez plus chez vous dans ce monde.
A cause de
toutes ces obligations et ces interdits, qui sont devenus comme
une seconde peau, vous osez à peine expérimenter votre
créativité originelle. Vous avez peur de sortir des
sentiers battus. Mais c’est exactement cette énergie
originelle de votre âme qui veut s’écouler uniquement
de vous, qui est bienvenue sur Terre ! C’est cette part de
vous qui est faite pour amener la transformation de la conscience
sur Terre dès maintenant.
Vous connecter
à vos impulsions créatrices et les exprimer selon
votre façon unique exige souvent que vous vous déviiez
des objectifs et des idéaux de la société.
Il se peut que votre rythme naturel d’exploration de vous-même
puis d’expression de ce que vous êtes au niveau matériel
ne coïncide pas avec le schéma de la société,
comment et quand accomplir certaines choses dans sa vie. Il se peut
que vous passiez par un long processus pour vous connaître
en profondeur, en ne produisant ou n’accomplissant rien au
niveau extérieur. Bien que cela puisse sembler inefficace
ou synonyme d’échec pour les gens, vous pouvez œuvrer
ardemment au niveau intérieur et découvrir plein de
choses précieuses à votre sujet. Prenez votre temps
pour découvrir qui vous êtes, où votre énergie
physique vous mène, et pour intégrer cela à
votre être émotionnel et physique. Ne prêtez
pas attention à la réussite extérieure. Focalisez-vous
sur ce qui vous semble bon et juste, ce qui vous fait vous sentir
détendu et inspiré. Si vous trouvez ce mode de vie,
et faites l’expérience de la paix et du calme à
l’intérieur, vous entrerez très facilement en
contact avec l’énergie originelle de votre âme.
Les gens ont
très peur de ce que la société exige et attend
d'eux. Le plus étrange est que la société en
tant que telle n'existe même pas. Nous avons en fait plein
de gens ensemble, chacun avec ses aspirations sincères et
ses peurs enracinées en profondeur. Chacun aspire à
être libre, au sens le plus profond du terme: être eux-mêmes
en toute simplicité sans peur du jugement des autres. Repensez-y
donc, chaque fois que vous prêtez une grande attention à
ce que les autres pensent de vous. En fait, vous devenez aussi le
pire ennemi de l'autre, puisque en vous conformant à leurs
règles et en craignant leur jugement, vous maintenez vivants
de faux idéaux et étouffez tous deux encore davantage.
Vous devenez la société pour quelqu'un d'autre.
Surtout vous
qui êtes les pionniers de l'ère nouvelle, pouvez être
un exemple pour ceux qui sont prisonniers de la peur. Vous êtes
cet exemple quand vous êtes vraiment fidèle à
vous-même, quand vous êtes à l'écoute
de vos sentiments, quand vous vivez en accord avec eux et ne tenez
pas compte des jugements extérieurs. Ces jugements naissent
de la peur, non de l'amour, et ils sont souvent basés sur
de vielles règles et codes de conduite dont personne ne se
souvient de l'origine. Ces vieux critères de référence
qui ne sont plus reliés au coeur humain attendent d'être
transformés de l'intérieur par cuex qui osent ouvrir
de nouvelles perspectives. La société vous attend.
Elle attend des idéaux et des critères de référence
inspirés qui aident les gens à se relier à
leur coeur et à leurs vrais désirs. Vous apportez
votre contribution à la transformation de la conscience collective
en étant un exemple d'amour au lieu d'être un adepte
de la peur.
Osez convier
la part d'enfant joueur qui est en vous. Entrez souvent en contact
avec votre enfant intérieur: il sait très bien ce
qu'il veut. Souvent, vous ressentez à peine ce à quoi
votre coeur aspire et vous avez l'impression d'avoir perdu votre
passion. C'est parce que vous ne laissez plus jouer, imaginer et
rêver votre enfant intérieur. Quand vous vous mesurez
aux codes extérieurs ( ce qui est approprié pour mon
âge, mon sexe, le contexte social), vous vous limitez et ne
permettez pas à l'enfant, au rêveur et au visionnaire
de vous emmener hors de ces limites et de vous relier à votre
code intérieur.
Vous êtes
tous nés avec une inspiration, un désir de manifester
quelque chose sur Terre, à la fois pour vous et pour les
autres (« la société »). Vous n'êtes
pas venus ici pour vivre dans une tour d'ivoire. Vous faites partie
de la conscience collective sur Terre et vous êtes venus ici
pour initier et inspirer le changement. C'est cela qui vous rendra
heureux et comblés. En vous reliant à votre enfant
intérieur et en ressentant à nouveau la magie de cette
passion originelle, les limites et les frontières seront
levées et vous trouverez votre chemin dans la vie d'une manière
plus facile et plus légère. Plus vous vous libérerez
de ces faux dieux qui vous font demeurer petits et effrayés,
plus votre vie sera basée sur le sens de la liberté
et de l'abandon à votre coeur, et plus l'univers vous apportera
son soutien et vous donnera les moyens nécessaires pour mener
votre passion à sa réalisation.
La troisième idole: avoir pitié des autres
et accompagner leur souffrance
Il y a un autre
faux dieu que j'aimerais mentionner et qui peut-être vous
préoccupe le plus dans votre vie quotidienne. C'est d'avoir
pitié de votre prochain, de porter le fardeau avec ceux que
vous aimez en souffrant en même temps qu'eux. Bien, vous vous
demandez peut-être comment cela peut être une idole.
Ne suis-je pas supposé me connecter aux autres, surtout à
ceux que j'aime, et les aider si je le peux ? Ce dont je parle est
d'une tendance que vous avez à vous connecter si profondément
à vos proches que vous êtes entraînés
dans leur chagin, leurs problèmes et leurs émotions
négatives et que vous perdez contact avec votre propre centre
et votre paix intérieure. Cette sorte de pitié et
de co-souffrance n'est pas votre tâche, ce n'est pas utile
aux autres et ce n'est pas juste d'un point de vue spirituel.
Une grande
part de ce que vous appelez une hyper-sensibilité est d'être
si ouvert à l'énergie des autres que cela balaie la
vôtre. Votre empathie ( c'est à dire la capacité
à ressentir les humeurs et les émotions des autres)
est dans ce cas insuffisamment équilibrée par la compréhension
que ces énergies négatives présentes en l'autre
sont les siennes et non les vôtres. Vous n'avez pas clairement
conscience que cette négativité joue un rôle
viable dans sa vie et qu'il se peut que vous l'éclairiez
par votre compassion et votre compréhension, mais que cela
ne sert les objectifs de personne si vous souffrez en même
temps qu'eux.
Bien sûr,
vous aimeriez voir vos bien-aimés mener une vie heureuse
et épanouissante (que ce soit votre épouse, votre
enfant, votre parent ou ami). Vous souhaitez qu'ils se sentent mieux
et que leurs problèmes soient résolus. Toutefois,
souvenez-vous que les problèmes sont leurs propres créations.
Les problèmes de relations, d'argent, de santé, les
désordres psychologiques, reflètent tous des conflits
intérieurs enracinés en profondeur dans l'âme.
Quelque part les gens veulent faire l'expérience de ces problèmes
pour tirer quelque chose au clair. Il se peut qu'ils aient l'air
d'être victimes, surtout quand ils tournent en rond de façon
répétée. Mais bien souvent cela signifie qu'ils
veulent encore faire l'expérience d'un aspect de ce problème
de manière plus profonde et ne sont pas encore ouverts à
votre aide. Si vous essayez malgré tout de les aider, vous
deviendrez rapidement pressant et contrôlant et vous épuiserez
vos propres sources d'énergie. A la suite de quoi vous laisserez
tomber l'abandon comme style de vie.
En donnant
trop ou de manière inappropriée, vous gaspillez de
l'énergie et vous vous enchaînez émotionnellement
à celui que vous aidez. Cela vous rend dépendant de
l'autre pour votre bien-être. Vos énergies émotionnelles
se mélangent et c'est l'une des principales causes des pertes
d'énergie, de vitalité et de présence consciente.
Peu de choses peuvent faire s'effondrer votre énergie aussi
facilement qu'un sentiment de devoir, de culpabilité et de
responsabilité pour quelqu'un d'autre.
Dans une telle
relation d'aide il y a souvent des dérives de pouvoir, même
si personne n'en avait l'intention. En donnant trop ou de façon
inappropriée, celui qui aide essaye en fait de masquer un
vide intérieur qui ne se remarque pas si l'on est préoccupé
par quelqu'un d'autre. Aider quelqu'un peut vous amener à
vous sentir plus fort et plus assuré. Celui qui capte toute
votre attention fait l'expérience que c'est agréable
et confortable, et remarque vite qu'il peut vous influencer par
ses humeurs et ses émotions. Il sait que si les choses empirent
pour lui, vous lui accorderez plus d'attention (car vous voulez
tellement qu'il aille bien). Celui qui souffre sait donc qu'il vous
tient en son pouvoir et que c'est gratifiant de rester dans le rôle
de la victime. Dans une telle relation, une forte énergie
d'échange prend place, et cela vous épuisera tous
deux, car ce n'est pas en alignement avec ce que désire réellement
votre âme. Il n'y a aucune vérité spirituelle
dans cette façon de vous réduire l'un l'autre à
un rôle très limité. Celui qui aide finira par
être frustré car celui qui souffre ne fera pas assez
de progrès : ce n'est pas dans son intérêt de
changer, car il s'est investi dans le rôle de la victime.
Il s'enfoncera encore plus dans ce rôle de victime, jusqu'à
en être complètement paralysé. Tous deux se
fâcheront et se blâmeront l'un l'autre.
Vous sympathisez
et vous sentez désolé pour les gens qui vous entourent.
Surtout vous, les artisans de lumière, qui avez une forte
impulsion à répandre la lumière et la conscience
sur Terre, vous êtes très sensibles à la souffrance
des autres. C'est difficile pour vous de voir la souffrance à
l'échelle du globe, par exemple dans les régions dévastées
par la pauvreté ou la guerre, ou la destruction et la pollution
de l'environnement. Mais quand il s'agit de la souffrance qui est
proche de vous, dans votre environnement personnel, vous êtes
affectés encore plus profondément. Et c'est surtout
là que vous êtes mis au défi de reprendre votre
pouvoir.
Il est important
de réaliser que vous n'aidez pas quelqu'un en vous rapetissant.
Vous pensez souvent que si vous absorbez et avalez une partie des
émotions de l'autre personne, vous vous reliez davantage
à elle et qu'ainsi vous l'aidez. C'est comme si vous partagiez
son fardeau. Mais en réalité, en vous chargeant des
émotions de l'autre, vous ne faites que doubler le fardeau.
L'ombre s'épaissit. En accompagnant la souffrance de l'autre
personne, votre énergie se trouve fragmentée et anéantie
par la négativité qui est en elle. Vous allez penser
que vous n'avez pas le droit d'être heureux (se) en paix et
satisfait(e), tant qu'elle souffre. C'est une faute grave. En réalité,
c'est le contraire qui est vrai.
Etre vraiment
utile à quelqu'un signifie que vous placez votre énergie
au service de la solution du problème, et non du problème
lui-même. Pour cela, vous avez besoin de grandir plutôt
que rapetisser. Plus vous rayonnez de conscience de Soi et d'indépendance,
plus vous représentez « l' énergie de la solution
», plus vous pouvez apporter à quelqu'un d'autre sans
vous épuiser. Si vous souffrez avec eux, en réalité,
vous ne faites qu'affirmer le problème. Si vous restez centré
et calme, sans entrer en résonance avec les émotions
lourdes de l'autre, vous ouvrez un nouvel angle, une nouvelle façon
d'envisager le problème. C'est précisément
en n'entrant pas en résonance avec l'énergie du problème
que vous l'éclairez d'une nouvelle lumière.
Une véritable
direction spirituelle ne consiste jamais à résoudre
les problèmes des autres. Il s'agit plutôt d'être
pour eux une balise de lumière et de présence consciente,
qui les met face à leurs problèmes d'une façon
qui leur permet de les considérer d'une autre manière.
Cela leur renvoie un sentiment de libre-arbitre et de responsabilité.
Quelque chose en vous touche leur coeur et les inspire : c'est l'énergie
de l'amour. L'énergie de l'acceptation. De cette façon,
vous leur offrez « l'énergie de la solution ».
Non pas en faisant quelque chose pour eux, mais en étant
cela. C'est l'oeuvre de lumière : être vous-même
de façon naturelle, en paix avec vous-même et transmettre
cette paix aux autres. Le propos n'est pas de porter le fardeau
des autres ou de trouver des solutions à leurs problèmes.
Il s'agit de porter l'énergie de la solution en vous-même
et de la partager avec les autres. C'est le coeur de votre mission
sur Terre, le coeur de ce que signifie « apporter la lumière
».
Etre fidèle
à vous-même, prendre soin de vous et être à
l'écoute de ce que votre intuition vous dit, tels sont les
prérequis pour enraciner la fréquence de l'amour sur
Terre. C'est ce que votre âme veut pour vous. Chaque fois
que vous laissez les autres s'enfuir avec votre énergie,
ou bien que vous donnez trop de vous-même par peur ou par
besoin de contrôler, une partie de votre lumière est
anéantie et vous aurez besoin de récupérer
et de vous guérir émotionnellement pour retrouver
votre équilibre naturel et votre vitalité. Observez
comment cela se produit dans votre vie quotidienne. Si vous vous
faites du souci au sujet des autres, comment ils vous perçoivent
ou comment vous devriez les aider, vos pensées tournent en
rond, les mêmes émotions se répètent
et vous êtes pris dans l'ornière de la peur et du contrôle.
Souvent, vous avez tendance à faire cadeau de votre énergie
car vous pensez que vous améliorez les choses en aidant les
gens ou en résolvant leurs problèmes. Mais faites
attention : votre contribution sert-elle réellement la solution
du problème ou bien l'affirme-t-elle et par conséquent
perpétue ce problème ? Demandez-vous si vous ne servez
pas en fait une idole au lieu de votre propre lumière intérieure.
Essayer de
contrôler les choses semble souvent juste et sensé,
mais c'est souvent la peur qui vous force à le faire. Fréquemment,
vous vous sentez fatigué et épuisé à
cause de tous ces efforts dans différents secteurs de votre
vie, mais bien souvent, vous vous y tenez et vous avez l'impression
d' être obligé d'y mettre encore plus d'énergie.
Vous pensez le devoir à quelqu'un, à une organisation,
à la société ou même à Dieu. Mais
chaque fois que vous vous sentez émotionnellement épuisé,
que vous poussez les choses trop loin, il est vraiment temps de
laisser aller et de trouver un espace tranquille pour vous-même.
Il est temps de lâcher le monde et de se tourner vers l'intérieur.
Faire une coupure et vous relier à votre enfant intérieur
est de la plus grande importance pour rester centré et équilibré.
En vous reliant à votre enfant, vous éveillez aussi
votre ange, le gardien de l'enfant. Vous vous reliez à votre
« soi inférieur » et votre « soi supérieur
» et en les ressentant à l'intérieur et en étant
à leur écoute attentive, vous commencez à percevoir
comment ils peuvent jouer ensemble joyeusement. Vous voyez clairement
ce que vous avez à faire ou rechercher pour redevenir centré
et en paix.
Trouver et suivre sa passion
Chacun naît
avec une passion. Imaginez cette passion sous la forme d'une belle
rose rouge. Imaginez que, juste avant de naître, vous êtes
au bord du ciel, tenant dans votre main cette exquise rose rouge.
Bien que vous hésitiez à faire le saut dans le royaume
terrestre, et vous vous demandez même avec mélancolie
si vous y êtes prêt(e), vous ressentez un feu à
l'intérieur de vous, une passion, qui se présente
à vous sous la forme de cette rose rouge. Imaginez à
présent que vous faites ce saut, vous vous incarnez, vous
portez maintenant cette rose en vous, dans votre ventre et votre
coeur. Laissez venir à vous l'énergie de la rose.
Permettez à votre passion originelle, à votre inspiration,
de se présenter à vous, à cet instant. Regardez-la,
à quoi ressemble-t-elle maintenant ? Saisissez la première
image qui vous vient à l'esprit. La rose a-t-elle l'air un
peu triste et fanée ? Ou bien est-elle rayonnante de vie
? Voyez-vous un bouton de rose ou une fleur épanouie ?A-t-elle
besoin que vous lui donniez quelque chose à cet instant ?
Peut-être plus d'eau ou de soleil, ou plus d'amour et d'attention,
ou bien veut-elle changer de lieu, pour un environnement plus nourrissant
? Imaginez que vous lui donniez exactement ce dont elle a besoin,
et voyez comment cela vous affecte au niveau intérieur.
La Terre est
de couleur rouge, ainsi que le chakra-racine. C'est la couleur de
la passion. Vous avez souvent peur de votre propre passion. Vous
avez peur de laisser ce flot originel s'exprimer ouvertement dans
votre vie, car cela va à l'encontre de ce que la société
ou la tradition considère comme étant correct, bon
et sensé. Toutefois, en chacun de vous il y a une passion
originelle et une inspiration qui est la source-même de votre
existence ici et maintenant. Vous ne pouvez pas réellement
être comblés et inspirés tant que vous ne permettez
pas à cette énergie de traverser votre vie et de la
guider. L'essence de l'abandon en tant que style de vie est que
vous vous abandonniez à vous-même, à la passion
de votre âme, l'inspiration qui a bercé votre vie actuelle.
Voici quelques
pistes pour reconnaître si vous êtes connecté
à la passion de votre âme :
1- Se sentir inspiré(e)- quelle que soit la direction,
c'est là où vous avez besoin d'être
Adopter l'abandon
comme style de vie signifie que vous vous laissez guider par ce
qui vous inspire vraiment. L'abandon n'est pas une énergie
passive. En vous abandonnant à ce qui vous motive et vous
inspire réellement, vous ouvrez la porte à un flux
d'énergie actif et vivant. Pour découvrir ce flux
pour vous-même, vous avez besoin de découvrir avec
quelle sorte d'activités votre énergie se met en mouvement
de façon naturelle. Quelles sont les choses qui vous rendent
heureux(se) et en paix ? Dans quelles sortes d'occupation ou d'exercice
sentez-vous que les choses bougent sans effort et avec grâce
? Quelle est l'essence de ces choses ou activités ? Ressentez
ce qu'elle est sachez qu'il peut y avoir une grande variété
de moyens pour que cette essence prenne corps et forme.
2- Etre fidèle à sa propre nature - Vous
faites naturellement ce à qoi vous êtes bon
Pour reconnaître
votre passion, vous avez besoin de réaliser qu'il y a toujours
quelque chose qui vous est très naturel. C'est quelque chose,
une activité, une occupation ou une forme d'expression qui
vous attire, vous intéresse et que vous aimez poursuivre.
C'est quelque chose qui vous est familier et naturel, presque évident
de votre point de vue. Pour amener à sa réalisation
votre don naturel, vous aurez peut-être à développer
certaines compétences ou à suivre un programme éducatif,
mais cela vous sera relativement facile et joyeux. Votre passion
s'accorde avec vos talents et vos capacités. Elle implique
des activités pour lesquels vous êtes doué(e)
dès le départ.
3- Maintenir des frontières claires et oser dire
« non » - Vous prendre au sérieux
Vous êtes
dans le flux de l'abandon à vous-même si vous vous
prenez suffisamment au sérieux pour dire non aux choses et
aux gens qui inhibent ou obturent ce flux. Vous pouvez suivre votre
passion seulement si vous osez dire non à ce qui ne vous
convient pas ou que vous ne sentez pas bon pour vous. Vous abandonner
à vous-meme, votre unique inspiration, implique que vous
soyez parfois précoce et rebelle, à part, faisant
confiance aux messages de votre coeur même si les gens disent
que vous êtes stupide ou imbécile. C'est de la loyauté
envers vous-même. Osez être noble, osez faire la différence
! Vous savez, il n'y a pas d'autre alternative. L'autre alternative,
c'est que votre flot naturel d'inspiration stagne et s'assèche
et que vous commencez à vous sentir frustré(e), vide,
en colère et insatisfait(e). Si vous ne faites pas le choix
en faveur de vous-même, vous le faites contre vous. L'énergie
de la rose, votre passion, se retire et cela crée des problèmes
psychologiques tels que la solitude, la détachement et finalement
la dépression. Par conséquent, osez dire non, osez
délimiter votre espace par des frontières claires.
N'ayez pas peur de passer pour égoïste selon les critères
des faux dieux.
4- Patience et rythme : Allez-y pas à pas
Si vous êtes
connecté à l'énergie de votre âme, à
votre inspiration, elle vous ouvrira un chemin dans votre vie quotidienne.
Des opportunités ( sous la forme de gens ou de situations
que vous rencontrez) viendront à vous selon une fréquence
et un rythme qui vous conviennent. Si vous voulez vous accorder
à ce flux de manifestation, restez dans le présent
et allez-y pas à pas. Essayez de ne pas courir au-devant
de toutes les choses qui ont besoin de se produire pour réaliser
vos rêves et votre passion. La vie prend soin de vous, vous
n'avez pas besoin de prendre soin d'elle. Ressentez simplement votre
passion et confiez-la aux mains de Dieu en vous. Laissez l'ange
qui est en vous garder et veiller sur les rêves et les aspirations
de votre enfant intérieur. Abandonnez-vous et ayez confiance
!
Je vous remercie
d'être ici aujourd'hui. C'est un grand plaisir d'être
avec vous et souvenez-vous que le « je » qui dit cela
représente aussi pour une grande part votre propre énergie.
C'est votre propre énergie qui vous fait signe et vous invite
: Osez vivre, osez être qui vous êtes !
Pamela Kribbe,
2007- Traduction: Christelle Schoettel
© Pamela Kribbe 2006
Source: www.jeshua.net/fr
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